La bienveillance qui fait la différence

Actes 28.2 : « Les barbares nous témoignèrent une bienveillance peu commune ; ils nous recueillirent tous auprès d'un grand feu, qu'ils avaient allumé parce que la pluie tombait et qu'il faisait très froid ».


Paul et ceux qui l'accompagnaient viennent de connaitre un naufrage et dans leur épreuve, Dieu leur enverra des personnes qui se révèleront être d'un grand secours et d'une grande consolation.


Témoigner une bienveillance peu commune sera d'une grande consolation.

La bienveillance, littéralement l'amour pour le genre humain. Quand nous passons par les épreuves, ce qui nous consolera ce sera l'amour qu'on pourra nous exprimer. Un amour qui ne dépendra pas des affinités, des caractères ou de ce qu'on pourrait retirer comme intérêt. Mais simplement aimer la personne sans a priori.

Nous vivons avec beaucoup d'a priori : sur les autres, sur la société, sur une région, sur un groupe de personnes ou encore sur nous-mêmes. Et les a priori sont parfois durs à chasser. Les barbares comme Paul les appelle, à savoir les habitants de Malte qui n'ont de barbare que leur langue différente, auraient pu avoir des a priori sur ces prisonniers qui viennent de faire naufrage sur leur île. Mais ils n'auront aucune réticence ou hésitation dans leur accueil. Ils vont faire preuve d'une bienveillance qui est qualifiée de peu commune et c'est cette ouverture, cet amour désintéressé qui va toucher le cœur de Paul et des autres naufragés.

Tellement de naufragés autour de nous mais tout simplement aussi, tellement de personne en manque d'amour. Faisons preuve de bienveillance, d'une bienveillance peu commune, ce qui sera d'une grande consolation.


Recueillir et prendre soin des autres.

Paul et les naufragés qui viennent de passer plusieurs jours dans la tempête, sont tombés dans la mer et arrivent trempés, démunis, épuisés, découragés mais les habitants de Malte vont les recueillir. Littéralement ils vont les prendre avec eux, les prendre par la main, avec bonté et laissant accès à leur cœur.

Notre monde est devenu individualiste, ou chacun est centré sur soi. Et on voit que la consolation que va expérimenter Paul et les naufragés est passée par un accueil qui a dépassé la simple acceptation de la personne. Ils vont s'ouvrir et désirer vivre une relation, un partage. Leur accueil n'est pas sélectif mais il seront tous recueillis.

Et si le Seigneur ne fait pas de favoritisme, si nous avons été recueillis et acceptés près de Dieu, ouvrons-nous à tous et accueillons-les en les prenant par la main et en les accompagnant.


Allumer un feu nouveau dans les cœurs.

Ils reçoivent ce témoignage de bienveillance, ils sont recueillis mais les habitants de Malte vont aussi allumer un feu car il faisait froid. Allumer signifie littéralement éclairer, embraser.

Si nous avons reçu la lumière c'est pour briller et éclairer ceux qui sont dans les ténèbres, ceux qui ont froid. Nous sommes appelés à transmettre ce feu que Jésus est venu transmettre. Le feu du premier amour, le feu de l'Esprit. Le feu de la colère, de l'orgueil ou de l'amertume animent bien des cœurs. Mais ces feux ne réchauffent pas, ils consument.

Le feu de Dieu communique la vie et c'est cette vie que nous devons transmettre. Eclairons et transmettons un feu nouveau dans les cœurs.

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