La compassion de Dieu envers nous

Michée 7.19 : « Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés ».


Ce verset s'intègre dans la description du parfait pardon que Dieu nous accorde à chacun. Et forcément, nous devons apprendre à pardonner dans cette même mesure nous rappelant que nous recevrons le pardon dans la même mesure du pardon que nous accorderons.

Le pardon n'est pas qu'un principe. Le pardon n'est pas qu'a recevoir. Le pardon est à vivre avec Dieu et avec ceux qui nous entourent.


Une compassion à renouveler.

Dieu pardonne parce qu'il a compassion de nous. On voit ici tout l'amour qu'il porte à chacun et que malgré nos péchés, malgré nos égarements, malgré nos défaillances, Dieu nous aime et ne nous condamne pas.

A de nombreuses reprises nous voyons Jésus être ému de compassion. Que ce soit pour des foules ou des personnes seules, l'amour du Seigneur est si fort qu'il ne regarde pas à notre condition ou nos erreurs mais son amour le pousse à regarder ce qu'on devient quand il prend la première place dans nos vies.

Apprenons à être plein de cette compassion qui nous poussera à ne pas regarder aux erreurs des uns, aux défaillances des autres mais à voir les cœurs comme Dieu les voit, à regarder les autres dans ce que chacun peut être avec le Seigneur.

Apprenons à renouveler cette compassion comme le Seigneur la renouvelle à l'infini. Le prophète Michée rappelle que Dieu aura encore compassion de nous. Ce mot encore nous parle littéralement d'une action répétée, d'y revenir sans cesse et n'est-ce pas à cela que Jésus nous invite aussi lorsqu'il demande à Pierre de pardonner jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

Un pardon répété à l'infini poussé par une compassion qui doit se renouveler.


Un pardon qui libère.

Quand Dieu pardonne, il met sous ses pieds nos iniquités. Littéralement il piétine nos péchés et on voit ici toute la volonté de Dieu de nous libérer de toute la condamnation du péché. Cette image de piétiner nos péchés révèle toute la détermination de Dieu à nous libérer de tout joug lié au péché, que nous ne soyons plus à plier sous un poids de condamnation ou de culpabilité.

Jésus rappelle qu'il est celui qui nous affranchi, qu'il nous rend réellement libres. On peut marcher avec des principes spirituels, on peut prendre des engagements avec Dieu mais la volonté de Dieu est que nous puissions marcher en étant libérés de toute condamnation, qu'elle soit extérieure ou intérieure. Trop souvent nos pensées nous accablent, nos raisonnements s'imposent comme un joug dans notre vie mais Dieu pardonne et libère de ces jougs en Jésus. C'est ça le pardon de Dieu, c'est rendre libre.

Apprenons aussi, dans le pardon que nous devons vivre autour de nous, à ne pas retenir le péché des autres, à ne pas tenir rigueur et à condamner alors que Dieu lui-même, libère de cette condamnation.

Le pardon libère. Il libère autant la personne pardonnée que la personne qui pardonne. Ne retiens pas le pardon car Dieu ne le retient pas.


Décider d'oublier les fautes.

Nos fautes, Dieu fait le choix délibéré de les jeter au fond de la mer. Jeter est action volontaire, intentionnelle et c'est le choix de Dieu de ne pas garder en mémoire nos fautes passées et présentes. Il les jette au fond de la mer afin de ne plus avoir la possibilité de les voir pour ne plus en avoir le souvenir. Le pardon que Dieu accorde à une portée présente mais aussi future car quand Dieu pardonne une faute, jamais il ne l'utilisera pour nous condamner ultérieurement.

C'est certainement là, le plus difficile pour nous, apprendre à oublier les fautes des uns et des autres. Mais oublier est une action délibérée, volontaire, qui ne se fait pas toute seule mais qui est intentionnelle. C'est un choix personnel, une décision qui permet de vivre véritablement le pardon comme Dieu nous permet de le vivre personnellement.

Trop souvent, on garde le souvenir des fautes des autres ou de nous-mêmes mais apprenons à jeter ce souvenir, à délaisser toute trace d'une faute passée sans jamais y revenir pour condamner ou se condamner.

Cette image de jeter les fautes au fond de la mer, Jésus la reprend lorsque qu'il parle du sycomore qu'on peut déraciner et jeter au fond de la mer mais cela n'est possible que par la foi.

Prions que Dieu fasse grandir notre foi, que notre foi augmente pas seulement pour voir les miracles, pour voir des guérisons mais aussi pour vivre le vrai pardon qui nous amènera à oublier les fautes. On a besoin de plus de foi pour pardonner comme Dieu nous a pardonné.


0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout